Pierre Vercheval changes his tune...

L’heure Cato

Pour l’instant, Crompton n’est visiblement pas armé pour prendre un match sur ses épaules.

Quand on examine de près le travail de ce dernier, trois éléments sautent aux yeux. D’abord, il gagne des matchs sans toutefois être le grand architecte de ces victoires. Avec un rendement avoisinant les 55 % en carrière dans la LCF, Crompton est imprécis, comme en témoignent ses huit passes complétées en 18 tentatives dimanche. Puis, lorsqu’il commet des erreurs, c’est régulièrement parce qu’il se met à fixer l’un de ses receveurs. Comme s’il avait des œillères, il ne fait que regarder sa cible du début à la fin du jeu sélectionné. Les défenses adverses ne sont pas folles, elles se dirigent aussitôt où Crompton regarde.

Ce fut le cas sur une interception face aux Blue Bombers la semaine dernière et ce le fut encore dimanche sur la deuxième interception dont il a été victime. Il a de plus échappé à un autre revirement de la sorte lorsque le ballon a échappé à Jeff Knox dans les mêmes circonstances.

Et dire qu’avant le match, les Riders n’avaient réussi que cinq interceptions. Ils ont presque doublé ce total avec quatre revirements du genre face aux Oiseaux. C’est tout dire...

Je comprends que les Alouettes jugent qu’il s’agit d’un bon gestionnaire et qu’ils ont récemment gagné avec lui aux commandes, mais est-ce normal de répéter toujours les mêmes erreurs? Où est l’amélioration?

C’est à se le demander. Le jeu erratique de Crompton en début de rencontre a rapidement fait perdre confiance à l’attaque montréalaise, en plus de visiblement affecter le moral du reste de l’équipe.

Nous ne sommes pas là au quotidien, à chaque séance d’entraînement, à chaque réunion et dans le vestiaire, mais j’ai peine à croire que Rakeem Cato n’obtiendra pas le départ jeudi face au Rouge et Noir d’Ottawa. On est rendu là.

Il faut préparer Cato et conclure la campagne avec lui au poste de quart partant. C’est même à se demander si les Alouettes ne devraient pas aussi commencer à préparer Brandon Bridge. Marsh nous a prouvé qu’il est l’homme de la situation pour les faufilades du quart, alors que Crompton ne devrait pas renouer avec l’action à moins d’une blessure.

Chasser la rouille

Quand Cato a fait son entrée sur le terrain au troisième quart, il ne fallait pas s’attendre à un miracle. Le jeune quart n’avait pas joué depuis une blessure subie à la mi-août face aux Tiger-Cats. C’est sans compter qu’il n’était pas à Montréal lors du congédiement de Turk Schonert et de l’arrivée d’Anthony Calvillo à titre de coordonnateur offensif, puisqu’il était en Floride pour des raisons personnelles.

Bref, Cato accusait du retard dans sa préparation.

Jouer en deuxième demie lui a cependant permis de chasser la rouille, tout en se familiarisant avec le nouveau système et la terminologie qui l’accompagne. En lançant une passe de touché à Fred Stamps – alors que les Riders concédaient volontairement de petites passes – Cato a conclu la rencontre sur une note positive.

Il a insufflé un peu plus d’enthousiasme aux vétérans de receveurs de l’équipe, les S.J. Green, Stamps, et Nik Lewis, dont le langage corporel disait beaucoup.

Avec un match aussi tôt que jeudi face au Rouge et Noir, les Alouettes n’ont pas le temps de s’apitoyer sur leur sort. La bonne nouvelle, c’est qu’ils ont déjà joué deux matchs contre ces derniers cette saison. Avec une semaine aussi courte, ne pas faire face à l’inconnu n’est certes pas de refus.

Reste qu’il s’agira tout de même du troisième match de Calvillo seulement à titre de coordonnateur à l’attaque. L’ancien quart-arrière étoile n’aura cependant pas à décortiquer longtemps les deux revers des siens contre Ottawa pour y déceler un point à améliorer.

S’inclinant par des marges de quatre et trois points lors de ces matchs, les Alouettes avaient laissé tomber le jeu au sol. Alors dirigée par Schonert, l’attaque montréalaise n’avait remis le ballon à Tyrell Sutton et Brandon Rutley que 11 et 10 fois.

Il n’y avait pourtant pas de raisons d’abandonner la course, encore plus lors de matchs aussi serrés.

Face à une équipe qui ne sera sans doute pas de bonne humeur après s’être inclinée devant Toronto, les Alouettes ont une grosse commande devant eux. Comme on dit, « il n’y en aura pas de facile ». Un autre match qu’ils ne peuvent échapper...

Veuillez faire comme LeStaf et donner la voie a traduction svp.

Ich kann ein bisschen Franzoesisch lesen aber nicht so viel.

Diolch yn fawr. :wink:

Fragen Sie und Sie werden bekommen. :wink:

Muchas gracias! :rockin:

Not quite sure how LeStaff does it. Sorry.

Il n'y a pas de faute, mon ami! Merci de nous avoir exposé ces réflexionx de Vercheval. Il arrive aux même conclusions que nous... trois mois plus tard. :thup:

What annoys me is that was his position until a week ago, when the team started its Crompton PR campaign. Rarely see Vercheval get duped.

Je crois que Vercheval était disposé à donner à Crompton le bénéfice du doute de son mauvais début de saison, compte tenu de sa gestion correcte de la partie contre les Bou! Bombers. Malheureusement, Crompton lui a donné toutes les raisons d'en venir aux mêmes conclusions que la plupart des observateurs le moindrement avisés.

Par contre, supposons un instant que Crompton ait joué comme Crompton mais que la défensive et les unités spéciales aient encore gagné la partie. Est-ce que Vercheval aurait tenu le même discours? J'en doute, et c'est là que ta question a toute sa pertinence.

Anyway I think the organization has gotten the message. We'll never build up a QB if we keep mucking around like this. If they want to go that route, they might as well trade or sign a free agent. Due to years of success this team can't grasp that sometimes you have to lose to eventually win again.