Le match de l’année

LE MATCH DE L'ANNÉE!

Pour l’occasion, le stade Olympique s’est recouvert d’un tout nouveau manteau vert. Une toute nouvelle surface pour la coupe Grey à Montréal l’année prochaine. En ce qui concerne nos Alouettes, c’est le match de la saison. Un match entre deux vieux rivaux. Comme c’est souvent le cas entre ces deux équipes, la partie sera dure et intense. Les Argonautes seront confiants et gonflés à bloc. Le bras canon de Michael Bishop est dirigé vers la zone des buts de Montréal. Les dangereux receveurs de passes sont prêts. Le gros porteur de ballon Robert Edwards a toujours soif de vengeance lui qui dans la victoire la semaine dernière a fait des gestes arrogants en direction de son ancienne équipe. La dernière victoire de Toronto ne la pas rassasié. La défensive aguerrie des Argos attendent la troupe d’Anthony Calvillo de pied ferme. Le dangereux retourneur de botté Dominique Dorcey meurt d’impatience de capter les bottés de Damon Duval et de traverser de bout à bout le terrain pour un touché.

Voilà à quoi fera face la jeune équipe des Alouettes. Cette partie est cruciale, non seulement pour rejoindre Toronto au classement mais advenant une victoire, dû à deux victoires tôt en saison, en cas d’égalité, Montréal aura le dessus. Les Alouettes se doivent de gagner. Edmonton n’est pas loin derrière. Année de transition ou pas, reconstruction ou pas, les éliminatoires sont toujours à la portée de Montréal. La tension est palpable cette semaine et tout peu arriver. Les instructeurs se doivent de bien préparer l’équipe. Les joueurs se doivent de montrer une force de caractère et de la détermination. Samedi, ça va barder au stade Olympique.

Si j’étais l’entraîneur des Argos, j’essayerai de frapper tôt et fort avec de longs jeux de passes pour ébranler la jeune défensive de Montréal et forcer Calvillo de jouer du football de rattrapage. Montréal se doit de ralentir la pression sur Calvillo et établir le jeu au sol. Il se doit de réussir la passe voilée aussi. Le plus important, Montréal se doit d’être opportuniste et éviter les revirements. Quand à la ligne offensive elle ne peu se permettre d’une contre performance.

Le 13 octobre dernier un journal anglophone écrivait «Les Argos commence à voir la coupe Grey». Toronto déborde de confiance. Il n’en tient qu’aux Alouettes que les Argonautes ne voient la coupe Grey que dans leurs rêves…. Je m’attends à une chaude lutte et les deux équipes vont tout donner. Montréal ces dernières années a connue sa part de difficultés au stade Olympique. Même si Toronto est à mon avis plus fort, particulièrement en défensive et sur les unités spéciales, tout peu arriver samedi. Le nouveau tapis du stade sera peut être le théâtre d’une belle victoire surprise des Alouettes, qui sait?... « De loin le match le plus important de l’année» s’écria Jim Popp dans un article dans La Presse. Il n’a jamais si bien dit…

Il était une fois…

Avant de terminer, le 9 octobre dernier c’était le lancement du livre «La grande histoire des Alouettes de Montréal», publié aux Éditions de l’homme, c’est un bouquin de 448 pages qui relate l’histoire de l’équipe de 1946 à nos jours. «Pendant que tous les garçons de l’école parlaient des exploits de Lafleur, Dryden ou Lemaire, je ne songeais qu’à ceux de Peter Dalla Riva, Johnny Rodgers et Sonny Wade» se rappelle l’auteur. Il a fallu 4 années pour rédiger l’ouvrage. L’auteur se nomme Pierre Turbis. Il est Journaliste, chroniqueur et est chargé des communications pour l’Orchestre symphonique de Longueuil. C’est aussi un co-auteur de «La Glorieuse histoire des Canadiens». Pour lui s’était un rêve d’enfance qui s’est finalement réalisé. Ce sont les supporteurs des Alouettes qui vont se régaler!

LES CRIS DU STADE

Au mois d'août dernier durant leur semaine de relâche, des membres des Alouettes avaient eut l’amabilité de visiter une tribu autochtone au nord de Chibougamau. L’endroit en question est un village qui s’appelle Mistissini au nord du Québec. Ce nom veut dire «grosse roche». Le match de samedi sera évidement très important pour le club de football de Montréal mais aussi pour les quelques 300 cris de cette réserve à qui la direction des Alouettes leurs a offert des billets pour ce match cruciale.

Ceux qui avaient visité les jeunes autochtones dans ce coin isolé étaient; le coordonnateur offensif des Alouettes Marcel Bellefeuille, les joueurs Anwar Stewart, Devone Claybrooks, Dave Stala, Danny Desriveaux, Skip Seagraves et Étienne Boulay, quatre cheerleaders de l’équipe, Chloé, Jessica, Nadine et Julie ,la mascotte Touché et l’ancien des Alouettes Ed Philion pour le compte du poste de radio anglophone CJAD. Pendant trois jours, les jeunes de l’endroit avaient participé à un mini camp de football. Des centaines de jeunes ont pu profiter des conseils d’experts. Le but de cette visite était d’éveiller chez les jeunes de la confiance en soit.

Quand aux jeunes filles autochtones, elles n’ont pas été laissées pour compte. Grâce aux quatre meneuses de claques de nos moineaux, les jeunes filles ont pu apprendre une chorégraphie. Elles ont offert une performance devant tous les spectateurs et les joueurs présents. On imagine fort bien, la joie des parents de voir les jeunes occupés à des activités. Ce n’est pas la présence de l’ours polaire qui menace cette communauté. Ce sont plutôt les nombreux problèmes sociaux tels que l’usage de drogue et de l’abus d’alcool. C’est connu, les Alouettes sont exemplaires pour ce qui est de l’implication communautaire. Ces joueurs en général sont abordables et amical. «Nous sommes des rock stars à leurs yeux» avait dit Étienne Boulay à l’époque. Donc dans le match le plus importants de l’année des Alouettes, il y aura dans la foule 300 cris qui se joindront aux cris de plus de 40,000 fans qui on déjà leur billets pour le match.

Rare sont de nos jours des athlètes professionnels près à sacrifier une partie de leurs vacances pour le bien d’autrui. Ce sont ceux parmi les moins payés qui sont souvent les plus généreux de leur temps. Attachante quand même la CFL. Félicitation aux Alouettes pour leurs cris du cœur en faveur de ces jeunes. Tout ce qui nous reste à faire c’est de souhaiter à ces jeunes la bienvenue et une bonne partie avec bien sûr une victoire pour l’équipe qui leur a rendu visite.

La partie du samedi 20 octobre débute à 15h. Bon match à tous et GO ALS GO!

Les Alouettes sorties du stade

Ô déception, défaite de 16 à 9 de nos moineaux, ce devant 44,510 spectateurs. Montréal a été dans le match mais incapable de faire un seul touché. Ça été une longue semaine, cette partie là était attendue avec impatience. Mais la foule n’a pas eut grand-chose à se mettre sous la dent. La défensive coriace des Argonautes a sortie l’offensive des Alouettes hors du stade. Elle a été incapable de traverser la zone de Toronto. Les Alouettes ont été victime pas moins de 5 revirements et aucun pour Toronto.

En première demi, la pression de la défensive de Toronto a empêché Anthony Calvillo de prendre son rythme. Il a été souvent frappé. Une seule passe à son dépanneur et aucune passe voilée commander par Marcel Bellefeuille pour ralentir la pression sur Calvillo. L’expulsion du secondeur Diamond Ferri pour extrême rudesse a fait très mal aux Alouettes alors que les Argonautes étaient à dix verges de leurs buts. En deuxième demi, malgré qu’elle n’ait pas effectuée aucun sack, la défensive a fait le boulot. Les unités spéciales ont fait le travail sauf sur le dernier retour de botté de Dominic Dorcey.

Vrai il a été victime de 4 sacks et régulièrement pressé et frappé. Anthony Calvillo n’a pas connu un grand match. Le premier jeu du match, une longue passe à Kerry Watkins la passe n’était pas assez vive. Sur un autre jeu, Éric Deslauriers était libre pour un touché mais la passe n’était pas assez haute cela a résulté en une interception. Les statistiques ne disent pas tout. Premièrement 63% de passes complétés pour Calvillo ce n’est pas extraordinaire et 283 verges de gains par voie aérienne c’est plutôt minable quand on considère que le tiers est dû à un long jeu.

Le seul moment de réjouissance la passe capté de 97 verges de Ben Cahoon jusqu’à la ligne de sept de Toronto. C’était pour Cahoon la sixième fois de suite une saison de mille verges de gains et plus. Mais la ligne offensive n’a pas réussit à ouvrir une brèche pour Jarette Payton. Les Alouettes n’ont obtenue aucun point sur le jeu. C’était le jeu du match à mon avis. Montréal a gagné 122 verges au sol mais quand c’était le temps de fermer la porte, la défensive des Argos était implacable. Avec la défensive qu’elle a, l’équipe de Toronto n’a pas besoin de compter beaucoup de points pour gagner un match. Michael Bishop avec ces 43% de passes complétés pour 207 verges et les 93 verges au sol de son équipe a été suffisant. Vraiment pas facile de battre Toronto. Le coordonateur offensif Marcel Bellefeuille n’a pas connu sa meilleure préparation de match chez les Alouettes. Je cite un exemple, les Alouettes sont à la porte des buts. À chaque fois les Alouettes s’approchaient de la zone payante,Toronto «blitzait». Or c’était évident que les Argos allaient effectuer le blizt or Bellefeuille commende un jeu de passe sans la protection du centre arrière. Le centre c’est ouvert et un défenseur est allé tout droit faire un sac contre Calvillo qui n’a eut pas la moindre chance de réagir.

Avant le début de la saison Larry Smith visait une saison de 9 victoires donc une fiche de ,500 pour une année de transition. Il faudrait qu’ils gagnent leurs deux derniers matchs contre Calgary et Winnipeg pour atteindre le but. Les Alouettes finissaient troisième cela veut dire 500,000$ de moins dans les coffres de l’équipe. «Nous somme un business de 15 millions et 500,000$ c’est beaucoup» Vrai mais d’un autre côté, il est irréaliste de s’attendre qu’à tout les ans, l’équipe va être l’hôte d’un match éliminatoire. Pire on ne peu pas s’attendre à toujours faire les éliminatoires. Il y a des moments forts et des moments durs dans l’histoire d’une équipe sportive. Quand on a une équipe, on se doit de s’attendre à cela car tôt ou tard, une équipe se doit de se renouveler.

C’est le troisième match de suite que Montréal perd lors de son match annuel en saison régulière au Stade Olympique. Inutile de vous dire que cette défaite a rendu la rédaction de ce texte très, très pénible.

L'après match

[b][i]De ma vie, je n’ai jamais vécu ce que c’était d’avoir une «gueule de bois». Sans avoir ingurgité la moindre goutte d’alcool, au lendemain de la défaite des Alouettes au stade, j’ai une bonne idée ce que peu vivre ceux qui ont été victime de ce malaise… Je me sens malade… mais malade… Je suis encore sous le choc et je cherche des explications…

Après avoir perdu tant de plumes dans les défaites, je me demande si cette année nos oiseaux seront encore capables de s’envoler vers la victoire. Désormais tous leurs matchs seront à l’étranger. Avez-vous une solution? Dites moi le… mais dites-moi le doucement. Shutttt!... Vous êtes prier de chuchotez s.v.p. à travers l’ouverture de mon casque. Car en plus d’une forte fièvre, j’ai un horrible mal de tête…[/i][/b]

Tous ça à cause d’une défaite des Alouettes.

[i][b]Un journaliste anglophone a dit lundi que les Alouettes manquaient de «caractère». Je pense que j’en manque aussi m’avez vous vue la bouille? Là encore ce n’est rien, on a retouché la photo! Afin d’y cacher mes yeux, pour vous épargner ce terrible spectacle, je voulais mettre des verres fumés. Ma tête était trop enflée hélas! Je n’étais pas capable d’enlever mon casque! Désespéré, j’ai appelé de l’aide. On c’est mis à trois. Je ne savais pas qu’un cou pouvait s’étirer à se point. Mais il y a des limites et on les a mêmes dépassées… À part d’avoir grandit de deux centimètres, tiré n’a rien donné.

On passa donc au plan «B» qui consistait à «dévisser» ce «bouchon» de ma tête! C’était pire, vous savez c’est douloureux se faire tordre le cou! J’ai donc été réduit à dormir et prendre ma douche avec. J’ai voulu attendre que mon cerveau se dégonfle de lui même. Mais il refusait de coopérer. Je ne pouvais pas me gratter le crâne. Quand tu ne peu te laver les cheveux pendant des jours… ça pique, et repique et la démangeaison me rendais fou!... Pris dans cette boîte de conserves, l’enflure aplatissaient mes oreilles qui manquaient d’air et bourdonnaient comme une tondeuse. Ce qui toutefois couvre admirablement le bruit de la scie qui est en train de trancher en deux mon casque présentement. C’est le plan «C»! C’est o.k., pourvu que la lame ne déboise pas ce qui me reste de forêt…

Mais rassurez-vous, j’ai ma caisse de «Tylenol extra fort». On ma prescris un traitement «super efficace» contre mon gonflement crânien qui consiste à mettre ma tête dans le réfrigérateur pendant une heure. En plus de réduire l’enflure, il paraît que ça garde les idées fraîches… Je vais reprendre tous mes moyens à temps et revenir à mon état normal pour mon prochain article. [/b][/i]

Image d'archives de CFLman dans de meilleurs jours quand les Alouettes gagnaient…