LeStaf

La première partie a ramené tout le monde à la réalité.  La défensive s’est avérée une passoire, l’attaque n’a rien foutu, Calvillo a été saqué et brassé sans vergogne et les nullités spéciales étaient toujours des nullités spéciales.  La deuxième partie était plus encourageante, lorsque les Alouettes ont tabassé les pôvres Bou! Bombers 41-30.  L’attaque s’est bien tirée d’affaires, mais la défensive y a encore eu son lot de difficultés.  La troisième partie a carrément été un vol de première classe de Calvillo en fin de partie.  Mais cela n’aurait pas été possible si la défensive n’avait pas tenu son bout.  Calvillo a pu orchestrer une remontée incroyable en fin de partie avec la complicité de Jerald Brown qui a bien profité d’une erreur monumentale de Kevin Glenn.  Patrick Lavoie s’est illustré lors de cette partie en créant une opportunité pour Calvillo, alors que ses autres receveurs étaient très bien couverts.  La partie contre les Timinous a été la consécration de toutes les difficultés des Alouettes.  L’offensive était toujours incapable de soutenir ses séquences à l’attaque et la défensive s’est fait rouler dans la farine pendant toute la première demie.  Les Alouettes ont remporté la deuxième demie 14-7, mais c’était trop peu, trop tard.  On y a cependant vu que la défensive des Alouettes était capable de s’ajuster à la demie et de stopper ses adversaires.  La partie suivante, contre les Argonauts, a été l’affaire de deux revirements, sur lesquels Toronto a capitalisé.  La défensive s’est fait défoncer sur ces deux séquences, pour ensuite se ressaisir et limiter les Argonauts à 3 points en deuxième demie.  C’étaient les 2 points dont Toronto avait besoin pour gagner la partie.  Cette fois, la défensive avait encore fait les bons ajustements et gardé l’équipe dans la partie.  Les astres se sont mieux alignés contre les pôvres Bou! Bombers et pour la première fois, les Alouettes ont joué une bonne partie pendant 60 minutes, et dans toutes les facettes du jeu.  La remontée de fin de partie des Bou! Bombers n’avait aucune signification car le sort de la partie était déjà joué.

Aaron Hunt, qui avait été amené à coups de clairon, n’a finalement pas donné le rendement escompté et n’est déjà plus avec l’équipe.  D’ailleurs, les Alouettes font mieux depuis son départ.

Après les deux premières parties, les Alouettes ont dû changer leur fusil d’épaule en défensive.  Le système 3-4 que Reinebold voulait implanter était trop compliqué et rétrospectivement, on constate qu’il n’avait pas le personnel pour le conduire, Aaron Hunt s’étant révélé incapable de créer une pression suffisante au centre de la ligne pour y avoir un semblant d’efficacité.  Les Alouettes ont donc dû revenir à un système plus conventionnel et plus simplifié.  Lors des dernières parties, ont a pu voir que le système défensif des Alouettes s’améliore.  Rod Davis s’avère une excellente acquisition et le jeu de Shea Emry est remarquable.  Les nouveaux venus Marques Murrell, Ventrell Jenkins et Mike Lockley s’avèrent prometteurs.  Même Alan-Michael Cash, qui fréquentait l’équipe depuis l’an dernier, a montré de belles aptitudes aussi.  Apparemment, personne ne regrette Aaron Hunt, qui se cherche toujours un poste quelque part dans le football.  Chip Cox est égal à lui-même, quoiqu’un peu moins visible dans ce système puisqu’il est plus souvent envoyé en couverture de passe qu’en poursuite du quart ou du demi. Le secondeur Kenny Ingram s’est avéré une belle acquisition, et on peut croire qu’onverra encore de beaux jeux de sa part.  

Les Alouettes ont perdu les services d’Étienne Boulay (une erreur, pour ma part) mais Kyries Hebert répond bien à l’appel comme maraudeur et sur les unités spéciales.  Cela dit, les Alouettes ont deux problèmes dans la tertiaire.  Wopamo Osaisai s’est illustré pendant le camp d’entraînement, mais s’est avéré d’une inefficacité honteuse durant la saison.  Osaisai pourrait être celui par qui les Alouettes vont échouer cette saison.  Il se fait brûler à gauche, à droite, en avant et en arrière par n’importe quel receveur de cette ligue.  Il devient la risée de la ligue tous champs arrières confondus.  Ses 27 plaqués en témoignent, et rétrospectivement, les Alouettes auraient été mieux servis avec Boulay à sa place.  Il serait particulièrement étonnant qu’Osaisai soit de retour l’an prochain.  Seth Willliams ne joue pas beaucoup mieux, mais il semble moins perdu sur le terrain.  Il montre des signes d’amélioration et son jeu justifie peut-être un peu de patience à son égard.  Un peu.

Là où les Alouettes ne se ressemblent plus, c’est à l’attaque.  Ils ont peiné plus qu’à leur tour pour essayer d’installer un semblant de jeu au sol, et les receveurs des Alouettes ont échappé beaucoup trop de passes attrapables.  On a vu des échappés inexplicables de la part de Green, Richardson, Bratton, Whitaker et Deslauriers.  Seul le manque de concentration pouvait expliquer ces jeux perdus et l’équipe en a payé le prix.  Au chapitre des bonnes nouvelles, Patrick Lavoie a vite fait oublier Kerry Carter, s’avérant efficace tant pour bloquer que comme receveur.  Il n’a pas été vilain sur les quelques courses qu’il a faites.  Ce qu’on retient, c’est qu’il a répondu à l’appel sur des jeux-clé, ce qui montre une belle maturité pour une recrue.  Lavoie est plus rapide que Carter, il a de meilleures mains et bloque presque aussi bien que lui.  Un des problèmes de l’attaque, c’est le jeu de la ligne offensive.  L’unité n’a pas son efficacité de la saison dernière, encore moins celle de la fin 2010.  La ligne offensive doit absolument devenir plus hargneuse pour protéger Calvillo et lui donner le temps de faire son jeu.  On a pu remarquer une amélioration de ce côté également.

Les nullités spéciales des Alouettes portent toujours leur nom.  Si les mêmes causes produisent les mêmes effets, il semble que les supporteurs des Alouettes ne doivent pas nourrir trop d’espoir de ce côté.  Trent Guy et Noel Devine ont tenté de faire quelque chose avec les schémas de pas-de-blocage qu’on leur a dessiné, et leur efficacité n’a pas été bien meilleure que celle de Maypray avant eux.  Guy a montré un peu plus de vision, mais rien pour écrire à sa mère.  Lors de la dernière partie, Bo Bowling a cependant réalisé de belles percées et on peut espérer qu’on a peut-être découvert quelqu’un qui peu provoquer des ouvertures avec pas grand-chose, c’est-à-dire le maximum que les gars en avant de lui vont lui donner.  Prions, supporteurs des Alouettes, pour que l’équipe trouve un coordonnateur des unités spéciales digne de ce nom avant la fin de la saison!

Les Alouettes arriveront donc à Edmonton après une pause de 14 jours.   Ce sont 14 jours où ils auront pu se reposer, étudier leurs adversaires et fignoler leur jeu pour enfin jouer pendant 60 minutes.  Cependant, les Alouettes seront privés des services de Marc-Olivier Brouillette (fracture du radius) et possiblement de ceux de Whitaker, sérieusement blessé aux côtes lors de la dernière partie contre les Bou! Bombers.  Il est donc possible que les Alouettes doivent compter sur Victor Anderson pour affronter la terrifiante défensive des Eskimos.

Le prochain tiers de la saison sera crucial pour les Alouettes.  La parité est à son paroxysme dans la division Est et il sera primordial que les Alouettes se placent en position avantageuse durant les 6 prochaines parties.  On peut considérer que l’équipe doit remporter 4 de ces 6 parties pour aspirer au convoité premier rang de l’Est.  Le problème, c’est que ces 6 parties seront contre des adversaires coriaces.  Les Alouettes jouent à Edmonton ce vendredi.  Les Eskimos ont une des meilleures défensives de la ligue, si ce n’est la meilleure défensive.  Il est difficile d’établir le jeu au sol contre eux, et lorsqu’ils réussissent ainsi à rendre l’attaque adverse unidimensionnelle, ils deviennent difficiles à battre, même si leur attaque est très inégale.  Ensuite, les Alouettes recevront les Timinous pour une partie revanche de leur cuisant revers à Hamilton.  Burris a eu deux parties ordinaires ces dernières semaines, et il y a fort à parier qu’il voudra se servir de cette partie comme second tremplin à sa saison.  Les deux équipes voudront passer leur message sur l’autre, et les Alouettes devront être prêts à jouer leur meilleur football pendant 60 minutes.  

Les redoutables Lions seront les adversaires des deux semaines suivantes.  Ce sera vraiment le test des Alouettes car les Lions constituent l’équipe la plus complète, une des meilleures défensives de la ligue et une attaque qui peut être dévastatrice.  On se serait attendu à plus de leur part jusqu’à maintenant, mais les Lions nous ont montré l’an dernier qu’ils prennent un certain temps à se mettre en marche.  Si les Alouettes ne peuvent vaincre les Lions une fois lors de ces deux parties, on pourra sérieusement penser qu’ils ne seront pas en mesure de ramener le Saint-Graal à Montréal cette année non plus.

Comme si cette épreuve n’était pas assez, les adversaires suivants seront les Roughriders et les Argonauts.  Les Roughriders traversent quelques difficultés ces temps-ci et on verra à ce moment-là s’ils ressemblent plus aux anciens finalistes de la Coupe Grey ou à l’équipe de l’an dernier qui a connu toutes les difficultés du monde.  Ils ont de bons éléments, mais semblent avoir de la difficulté à jouer 60 minutes.  Par contre, on sait que les Argonauts ont une défensive très solide.  S’ils réussissent à améliorer leur attaque d’ici là, ils seront encore plus coriaces que la dernière fois.

Il est clair que le tiers qui s’amorce sera celui qui aura le plus d’impact sur la fin de la saison.  Si les Alouettes réussissent le tour de force de cimenter leurs unités et de revenir en puissance durant cette période, les amateurs de football de Montréal auront une fin de saison enlevante et l’espoir de voir leurs favoris tenter de ravir la 100ième Coupe Grey de l’histoire de la LCF.  Il faut cependant être réalistes.  Les Alouettes ne sont pas une équipe dominante comme de 2008 à 2010.  C’est une équipe qui a rebâti une défensive presque à neuf, qui a un quart-arrière étoile mais vieillissant et qui a encore son lot de problèmes à régler pour aspirer être une menace aux Lions.  Ces Alouettes ont perdu plusieurs entraîneurs et de grands leaders.  Ils ont aussi une unité qui est d’une inefficacité honteuse, que les autres unités doivent sans cesse couvrir.  C’est une nouvelle chimie qui doit s’installer dans cette équipe, et c’est au cours des 6 prochains matchs que nous saurons si l’équipe a réussi à se cimenter.
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Johnny all italics

Johnny espère que les receveurs vont s'arrêter d'échapper des ballons! Aussi, il faut revenir avec un défense 4-3. Le 3-4 de Reinbold est très méchant! Johnny n'aime pas!
"You really don\'t need a brain to think. You only think you do." -Senior ah me

sparkyjay

I think losing Aaron Hunt was just unfortunate, plain and simple.  I think his ego got the best of him!
 


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